Suite à la sortie au trophée Perrier à Rolland Garros le 25/08/07, plusieurs bonnes pratiques sont ressorties. Après quelques ratages, on a essayé de comprendre ce qu’il fallait faire ou pas :
Téléobjectifs - budget
Avant tout, l’emploi d’un téléobjectif s’est avéré très précieux. Il en existe pour différents budgets, les objectifs de type 70-200 2,8 stabilisés sont très confortables mais absolument pas indispensables lorsque la lumière est suffisante (le 25, grand soleil, première vrai journée estivale sur Paris).
Par exemple, j’ai désactivé le VR qui n’avait aucun intérêt vu les vitesses d’obturations disponibles. J’ai pu ainsi économiser pas mal de batteries.
Ouverture et lumière
On a pu voir qu’un téléobjectif avec une ouverture normale (4 à 6) aurait bien fait l’affaire, il ne faut pas oublier de l’utiliser une ouverture inférieure à celle d’origine afin de profiter du rendement maximum de son objectif, les joueuses et joueurs méritent un piqué optimum dans les gestes tels que les revers, services, etc…
C’est évidemment encore plus vrai avec les téléobjectifs à grande ouverture pour lesquels la
profondeur de champs peut devenir très limite et nuire à la netteté globale de l’image.
Exposition
En ce qui concerne l’expo, j’ai eu une surprise en utilisant le mode matriciel (mode qui fait une moyenne sur la scène et choisi une valeur adéquate), les arrières plans, le contraste avec la terre battue du cours et les tenues des joueuses ne faisaient pas bon ménage.
En repassant en mode pondéré central (moins radical que le central ou « spot »), les résultats sont redevenus bien plus corrects.
Travailler en mode priorité ouverture permet de choisir une valeur adaptée à la profondeur de champs désirée en gardant un œil sur la vitesse pour ne pas trop la laisser descendre, mais la mesure pondérée centrale m’a permit d’avoir une exposition correcte des tenues blanches des joueuses et éviter des clichés sur exposés.
Éviter les pièges du terrain :
Un des terrains sur lesquels se déroulaient les matchs était à moitié ombragé, un vrai piège si vous avez décidé de suivre la balle et faire des photos de chaque côté, la différence de luminosité vous force à modifier constamment vos réglages. Si vous voulez avoir les 2 joueurs (ou joueuses) à leur avantage, attendez qu’ils échangent de côté (lorsque la somme des jeux dans le score est impaire si je me souviens bien, merci Punker).
Réglage AF
Un point très délicat ! il faut évidemment connaître toutes les subtilités de votre couple boitier/objectif. Les réflexes numériques sont aujourd’hui bourrés de capteurs et de technologie pour vous faciliter la tâche, à condition de faire les bons choix.
Sur les réflexes Canon, l’AI servo semble être le meilleur compromis. Il permet de définir une zone sur laquelle l’appareil fait le point en continu jusqu'à la prise de la photo.
Chez Nikon, il faut choisir le mode continu de l’AF (AF-C) et choisir le collimateur (dans votre viseur) sur lequel la mise au point sera maintenue pour suivre les mouvements du joueur. Il existe des subtilités et des variantes de ces fonctions qui permettent d’avoir un meilleur suivi du mouvement, ouvrez vos manuels d’utilisation…
Remarque : lorsqu’un joueur est au service, il y a peu de chance que sa distance par rapport à vous change énormément et il peut être avantageux de désactiver complètement l’AF lorsque le point est correctement réalisé. Dès que le joueur s’est déplacé, n’oubliez pas de refaire la mise au point.
Discrétion – utilisation de la rafale
C’est un point qui nous ait apparu naturellement mais qui mérite d’être précisé. Sur le cours, le silence règne. N’oubliez pas de couper votre téléphone, et lorsque vous déclenchez respectez la concentration des joueurs dans les phases critiques (préparation au service, fin de passing, repos entre les jeux, …). Ça ferait désordre de se faire remarquer et de contribuer à la défaite d’un joueur.
Changez de point de vue
C’est un conseil qui est valable en toutes circonstances quand on fait de la photo, mais s’allonger sur le sol quand le terrain le permet, prendre de la hauteur en montant en haut des tribunes du cours voisin, permet de bien varier les types de photos et de cadrages.
Gardez un œil sur la balle
En fait non, gardez surtout un œil dans votre viseur, mais au final les photos sur lesquelles la balle est présente (rarement nette) ont une dynamique bien plus intéressantes que celles qui capturent un simple mouvement. Après on ne peut pas l’avoir à tous les coups, surtout quand on essaye de se concentrer sur les expressions des joueurs.
Voilà, si j’ai raconté des bétises ou qu’il manque des infos utiles, n’hésitez pas à compléter dans vos réponses (par exemple vos conseils de réglages de l’AF selon la marque de votre matériel, etc. …)